Ce mois-ci au pays des kiwis !
 
(Juin 2019)
 
Dans les hauteurs de Wellington
💨 Windy Welli 💨
Bonne bise de Wellington
 
Retour à la vie citadine dans la chouette ville de Wellington, avec l'hiver qui en a profité pour poser ses valises en même temps que nous. Sans prendre de gants, on se les caille. Le combo vent glacial ET pluie en est la première raison. On a trouvé l'origine du surnom "Windy Welli" donné à la capitale : il vient tout droit du pôle antarctique, tout comme les rafales qui peuvent balayer la ville. Le manque d'isolation de notre jolie maison victorienne (an old lady comme disent les kiwis) en est une autre. Nous avons d'ailleurs pas mal galéré à trouver un logement convenable. Il faut dire que nous multiplions les critères : près du centre, pas trop cher, pas trop moisi, dans une coloc' qui accepte les couples et avec une grande chambre lumineuse déjà meublée. Nous avons finalement emménagé au bout de 2 semaines dans le quartier de Kelburn sur les hauteurs de Weillington et juste à côté du jardin botanique. La vue sur la ville est très chouette et je peux aller travailler à pied en me sculptant des fesses dignes de Beyonce (100 mètres de dénivelés à gravir via des escaliers). Car si Paulin travaille désormais en tant que développeur freelance en "remote" (en télétravail) depuis notre chambre pour des clients français, je suis de mon côté une nouvelle employée de Dwights Outdoors. Même domaine d'activité que Kathmandu, mais les similarités s'arrêtent là. "Dwights" est une entreprise familiale et on est (très) loin des hordes de touristes qui hantent les allées de Kathmandu Queenstown.
 
Windy Kiwi
 
On essaie aussi de profiter de l'offre culturelle de Wellington mais pour ce premier mois, entre la recherche de coloc' et de travail, on a juste eu le temps d'assister à un match de rugby des Hurricanes de Wellington (le vent toujours), quelques concerts de Jazz et profiter du Nouvel An Māori pour se plonger un peu plus dans cette belle culture (cf article ci-dessous). On a déjà quelques sorties de programmées pour juillet dont on a hâte de vous parler !
 
Matariki, le Nouvel An Māori
La tête dans les étoiles
 
Nous en avons un peu parlé dans cette Newsletter, mais sachez que la culture Māori est relativement présente en Aotearoa, en Nouvelle-Zélande. D’abord sur la carte, avec le nom des villes, des lacs ou des montagnes pour la plupart restés en Māori (pas les principaux, faut pas pousser). Rappelez-vous le lac Wakatipu, qui borde Queenstown ou nos virées dans la ville de Wanaka. Elle s'inscrit aussi dans les espaces officiels tels que la télévision, sur internet, dans les musées, dans les petites annonces et même à quelques feux de passages piétons. Si tout n’est pas traduit, on retrouve souvent une introduction ou une formule de politesse en Māori, la plus courante étant l'expression Kia Ora entrée dans la langue anglaise néo-zélandaise qui se traduit littéralement par "sois en bonne santé" et est utilisée de façon informelle pour dire bonjour. En effet, depuis les années 80’s suite à la création du Waitangui Tribunal, la Nouvelle-Zélande tente de revaloriser petit à petit la culture autochtone qui représente environ 15% de la population actuelle. Et ce mois-ci, un évènement d’importance a eu lieu en Nouvelle-Zélande : le Matariki. Matariki est le nom Māori donné à un amas d'étoiles qui apparaît dans le ciel de l’hémisphère sud généralement entre juin et juillet. Selon le Maramataka (calendrier lunaire Maori), la réapparition de Matariki clôture l’ancienne année lunaire et marque le début de la nouvelle année. Matariki est donc le Nouvel An Māori ! Il existe de nombreuses légendes sur l'amas d'étoiles Matariki. L'une des plus populaires est que l'étoile Matariki -qui donne son nom à l’amas- est la whaea (mère), entourée de ses six filles. Matariki et ses filles voyagent chaque année dans le ciel pour rendre visite à leur tupuna wahine (grand-mère), Papatūānuku (la terre). Au cours de cette visite, chacune des étoiles aide Papatūānuku à se préparer pour l’année à venir, utilisant ses dons uniques pour lui apporter le mauri, la force de vie.
 
Matariki et ses 6 filles
 
Pour le peuple Māori, le scintillement de ces étoiles marquait la fin des récoltes et annonçait le début de célébrations : grands feux rituels, offrandes et évènements de toutes sortes pour dire adieu aux morts, rendre hommage aux ancêtres et célébrer la vie. LeTohunga (l’expert spirituel) de l’iwi (la tribu) analysait aussi le groupe d’étoiles pour prédire la qualité de la récolte à venir. Des étoiles brillantes et claires promettaient une saison réussie alors que des étoiles brumeuses avertissaient de mauvaises récoltes. À Wellington ce mois-ci nous avons donc profité de tout un tas d’évènements, de chants et danses traditionnelles et feux d'artifices pour fêter la nouvelle année Māori. On ne sait pas si les récoltes seront bonnes, mais "fingers crossed".
 
L’évocation des 7 étoiles et de « filles » a peut-être réveilé un vague souvenir de mythologie grecque chez certains. Dans l’hemisphère nord, Matriki désigne en effet l’amas d’étoile que nous appelons "les Pléiades" ou les "Sept Sœurs". De votre côté du monde la constellation sera donc visible dans le ciel d’automne, le temps que la terre continue sa course dans l’espace. Si vous souhaitez en savoir plus sur Matariki, le Musée National de Wellingon le Te Papa a fait un excellent dossier sur le Nouvel An Māori, disponible ici (sorry mais tout est en anglais ou Māori).
 
Zorbing in New Zealand
Dévaler une pente dans une boule en plastique, what else ?
Vidéo zorbing
C'est la canicule en France ? Nous vous avons déniché une activité rafraichissante et populaire en Nouvelle-Zélande : le "zorbing". Le "zorbing" est un sport qui consiste à dévaler une pente herbeuse dans une sphère plastique pleine d'eau, le « zorb ». Plus précisément, le bolide se compose de deux sphères l’une dans l’autre, celle dans laquelle vous êtes bringbalés et celle qui dilapide les pâquerettes. Entre les deux : du plastique et de l’air pour amortir les chocs car la vitesse peut atteindre 50 km/h ! Petite vidéo qui illustre le concept.
 
Et comme le zorb n’a pas fini de nous étonner, nous nous sommes aperçus que si les néo-zélandais revandiquaient l’invention de ce sport depuis 2001, la boule plastique a elle été inventée dès 1974 par un architecte français. Il a même réalisée celle dans laquelle Jacky Chan dévale une falaise (on espère juste qu'il n'était pas vraiment dedans) dans le film Opération Condor.
 
 
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