Ce mois-ci au pays des Kiwis !
 
(Novembre 2018)
 
Un volcan. Mais lequel...
L'île du nord, des plages aux volcans
 
On avait le choix entre commencer à chercher du travail et faire un road trip sur l'île du nord de la Nouvelle-Zélande. Devinez ce que l'on a choisi ? Indice, on a moins d'argent qu'avant. L'avantage c'est qu'on en a vraiment pris plein les mirettes et voici d'ailleurs un petit top des trucs de foufous que l'on a pu faire et admirer :
  • Crossing Tongariro. Une journée de randonnée qui commence dans le lit du volcan Ngauruhoe (la Montagne du Destin dans Le Seigneur des Anneaux) pour découvrir des lacs "d'émeraudes", le cratère rouge sang d'un autre volcan et des vues magnifiques sur le lac Taupo.
  • Cathedral Cove. Une plage de sable blanc, une eau turquoise et une énorme arche dans la falaise. C'est un des décors du film Les Mondes de Narnia.
  • Muriway Beach son sable noir et sa colonie de Fous de Bassan en train de préparer la saison de nidification.
  • La Champagne Pool du parc géothermique de Wai-O-Tapu. Un peu de souffre, des bactéries dans de l'eau à plus de 80°C et hop ça fait une petite merveille.
  • Hobbiton. Fan du Seigneur des Anneaux, Paulin m'a embarqué découvrir le village des hobbits, des genres de petits humains dans la célèbre trilogie.
  • Goat Island. Là encore je me suis laissée guidée par Paulin qui voulait absolument visiter cet endroit pour son nom (goat désignant une chèvre), animal mystérieusement célèbre dans sa famille. Surprise, c'était top !
On ne parle pas des cascades en pagaille, des plages à perte de vue, de Cape Reinga ou des Pinnacles, c'est un top on a dit.
 
HelpX chez Janet & Gordon sur l'île de Waiheke
Sea, weeding and housekeeping
Waiheke Island sous le soleil
 
Le site HelpX (diminutif de Help Exchange) propose de créer un échange de bons procédés entre des volontaires (les helpeurs, nous) et des hôtes (Janet et Gordon). Contre 4 heures de travail quotidien dans leur belle propriété sur l'île de Waiheke, nous sommes (très bien) nourris, (très bien) logés et blanchis. Au programme : tailler des haies en équilibre sur une échelle, manier tondeuse et débroussailleuse, préparer la piscine pour l'été (avec un plouf dedans en prime), désherbage et cours de cuisine avec Janet. Et 4h ça va large, on a presque plus d'ampoules.
 
Nous sommes aussi ravis de passer du temps avec de vrais néo-zélandais et de dérouiller un peu notre anglais. Gordon pimente l'exercice en ayant la fâcheuse habitude de marmonner dans sa barbe, le fourbe. Autres buts recherchés : vivre local et prendre le temps d'explorer l'île ! Nous profitons de nos après-midi libres pour balader, boire du vin -Waiheke est l'île du vin et compte certains des meilleurs crus de Nouvelle-Zélande- et découvrir les galeries d'art avec Janet.
 
 
Le kiwi, cette légende
On parle de l'oiseau, pas du fruit ni des néo-zélandais
 
Attaquons-nous à un deuxième emblème de la Nouvelle-Zélande, le Kiwi. Espèce endémique (coucou la sylver fern), le kiwi est un animal nocture de la famille des autruches et comme elle, il ne peut pas voler. En fait le kiwi n'a pas vraiment d'ailes, mais des moignons dont il ne se sert pas. Il dispose par contre de jambes costaudes pour se faufiler entre les buissons et chercher sa nourriture, des insectes et des vers, avec son long bec. Leur nez est d'ailleurs au bout de leur bec, pratique !
 
Pourquoi le kiwi ne peut pas voler ? Deux explications à cela. La première, très poétique, est tirée d'une légende Māori. Le dieu de la forêt Täne Mahuta était inquiet de voir ses arbres menacés par toutes sortes d'insectes. Il demanda conseil à son frère Tane-hokahoka, dieu des oiseaux, qui appela ses enfants à descendre de leurs branches et vivre sur le sol de la forêt. Seul le kiwi accepta de troquer ses ailes et ses belles plumes colorées contre de solides jambes pour sauver les arbres. Pour le récompenser, Täne Mahuta fit en sorte que le kiwi devienne l'oiseau le plus célèbre et le plus aimé de Nouvelle-Zélande. Découvrez la légende en entier.
La variante plus terre-à-terre (ahah), explique l'incapacité des kiwis à voler par l'absence de prédateurs sur les îles à l'époque où l'espèce s'est développée.
 
(dessin) Ok je peux pas voler, mais matte un peu les cuissots
 
Aujourd'hui, cet emblème national est malheureusement en voie d'extinction, menacé par les hermines, chiens, chats et opossums (ennemi public numéro 1 en Nouvelle-Zélande) introduits par les colons. Le DoC (Department of Conservation) met en oeuvre différentes actions pour tenter de sauver les 5 espèces différentes de kiwis mais la bataille est rude. À ce jour, la méthode la plus efficace trouvée est de bombarder les forêts et prairies d'un poison, le "1080". Les résultats sont là mais le débat est régulièrement relancé par les écologistes et défenseurs des droits des animaux pour savoir si l'environnement au global n'est pas finalement plus impacté par le poison. Lire l'article de Wikipedia pour en savoir plus.
 
"Kiwi", plus qu'un oiseau ou un fruit, une vraie identité culturelle
 
Avant la première Guerre mondiale, le kiwi (l'oiseau) était un symbole simplement utilisé sur quelques timbres ou calepins. Pendant les hostilités, un australien amoureux d'une néo-zélandaise commercialise son cirage pour bottes le "Kiwi Shoe Polish" et fait connaître le nom et l'animal. Les alliés en sont friands et de là à surnommer leurs camarades insulaires "Kiwis" il n'y avait qu'un pas (qu'ils ont donc franchi... en bottes). Lors de la 2ème Guerre mondiale le surnom ressurgit et est adopté dans le monde entier. Aujourd'hui, il désigne de manière affectueuse tous les néo-zélandais et ces derniers en tirent une grande fierté, se rêvant aussi unique que leur oiseau.
 
Un peu de Nouvelle-Zélande à mettre sous le sapin
Comment ça vous n'avez pas commencé vos cadeaux ?
Pounamu Pounamu
Pounamu Pounamu, de Witi Ihimaera
 
Receuil de courtes nouvelles, c'est le premier travail de fiction publié par un écrivain Māori (en 1972). C'est facile à lire en anglais et le mélange avec des mots Māori offre une immersion authentique dans leur culture des années 70. La 40ème édition que nous avons lue contient aussi des explications de l'auteur sur les lieux et personnages qui ont influencé ces histoires.
Royals de Lorde
Un album de Lorde
 
S'il fallait choisir entre Pure Heroïne et Melodrama je voterais sans hésiter pour le premier. Mélange de pop électro poétique et girly, le titre Royals offre un bon apperçu de son univers. Elle est née à Auckland, cartonne dans tout l'occident et je ne peux que vous conseiller de découvrir sa musique !
Adopter un kiwi (dessin)
Adopter un kiwi
 
Pas de fausse joie, impossible d'avoir un kiwi sous le sapin cette année (ou aucune autre). Mais pour 100 dollars NZD (soit 60€), vous pouvez adopter un kiwi avec Whakatane Kiwi. En gros vous financez un peu de leur travail autour de la protection de l'espèce et en échange vous recevez un certificat d'adoption et la gratitude éternelle de tous les néo-zélandais.
 
Avant d'arrêter de vous bassiner avec le kiwi (il n'est pas trop chou/bizarre cet oiseau quand même ?) écoutez un peu son cri. C'est grâce à lui qu'on le repère dans la nuit !
 
À très vite, le mois prochain :)
 
 
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